En cas d’accident

Le secours en montagne

 

L’alerte : ce qu’il faut retenir

 

Protéger

  • Éviter le sur-accident : attention à ne blesser personne d’autre.

 

Alerter

  • Appeler le 112.
  • Donner le lieu de l’accident.
  • Donner la situation météo.
  • Donner la nature de l’accident ou du malaise.
  • Donner le nombre de victimes.
  • Donner la nature des lésions.
  • Indiquer si la personne blessée fait partie d’un groupe.

 

Secourir

Sur zone :

  • Garder son téléphone au chaud.
  • Limiter le nombre de personnes présentes à proximité.
  • Mettre tous les matériels et vêtements dans un sac, et l’accrocher.
  • Ne pas rester sur la zone plate sur laquelle l’hélicoptère pourra se poser.

 

A l’arrivé des secours se manifester par le geste conventionnel et en secouant une couverture argentée

 

 

L’alerte

C’est le premier maillon de la chaîne des secours. C’est elle qui permettra aux secours :

  • d’arriver dans les plus brefs délais ;
  • avec le matériel adapté ;
  • avec le personnel suffisant.

 

Le numéro à retenir : 112.

Il est essentiel de garder votre sang froid pendant l’appel.

 

Quelques règles à respecter lors d’un accident ou d’un malaise en zone de montagne :

-         Protéger

-         Alerter

-         Secourir

 

1 - Protéger

La règle de base est de ne blesser personne d’autre.

Si cela vous est possible, vous pouvez :

  • Dégager la victime de la zone dangereuse.
  • Protéger la victime de la chaleur ou du froid.
  • Sécuriser la victime.
  • Maintenir l’axe corps/tronc/cou.

 

Attention à ne pas vous mettre en danger, notamment pour atteindre la victime ; surtout si vous êtes seul.

 

Si vous en avez les compétences, vous pouvez réaliser les premiers gestes de survie :

  • Stopper une hémorragie.
  • Mise sur le coté si la victime est inconsciente.
  • Effectuer un massage cardiaque et bouche à bouche si la victime est en arrêt cardio respiratoire.
  • Immobiliser un membre, et/ou la tête en cas de chute.

 

2 – Alerter

  • Avec un téléphone portable (chargé et protégé contre le froid).
  • On peut aussi utiliser le réseau radio (certaines cabanes de bergers, refuge…)
  • Les refuges ont le téléphone.
  • S’il n’y a aucune couverture réseau, et si vous êtes en groupe, vous pouvez envoyer un messager à pied.

 

Les numéros d’urgence : le 112 (international).

 Les renseignements à donner :

  • Votre numéro de téléphone portable, ou le numéro de l’endroit où on peut vous rappeler.
  • Le lieu de l’accident

Le nom de la vallée (point de départ de la course) ;

Le sommet ;

Le versant ;

La voie, le relais ;

Votre altitude ;

Les points caractéristiques autour de vous ;

(Si possible coordonnée UTM, ou/et géographique).

  • La situation météo (pour l’hélicoptère, ou la caravane terrestre)

La présence de vent, son sens, s’il tourbillonne, sa force… ;

La présence de nuages (leurs formes, s’ils sont accrochés au relief) ;

La visibilité (est-elle faible ou importante ?) ;

L’activité orageuse (y a-t-il des éclairs ?) ;

La présence de pluie ou de neige ;

La présence de câbles.

  • La nature de l’accident ou du malaise.

Le nombre de victimes et leurs âges ;

Le nombre de personnes dans le groupe ; la couleur des vêtements de la victime ;

L’heure et la date de l’accident ;

Le motif de l’accident : s’agit-il d’une chute, d’une glissade, y a-t-il eu une avalanche… ?

  • La nature des lésions.

Est-ce que la victime répond à des ordres et questions simples (son nom, la date, la couleur de ses cheveux, le lieu où elle se trouve…) ?

Est-ce que la victime a perdu connaissance ?

Où a-t-elle mal ?

Est-ce qu’elle bouge ses membres, et est-ce qu’elle sent quand on les lui touche ?

De quelle couleur sont ses pieds et ses doigts ?

A-t-elle soif ?

Comment respire-t-elle ? (est-ce que c’est ample et régulier ?

Y a-t-il présence de fracture, entorse, luxation, gelure, plaie ?

A-t-elle des antécédents médicaux, un traitement ?

  • L’encadrement :

La personne blessée est-elle membre d’un club ou d’une association ?

Est-elle un professionnel de la montagne ? (guide, accompagnateur, moniteur, B.E).

Fait-elle partie d’un chantier ?

 

  • Si vous pensez que d’autres renseignements peuvent être donnés, et qu’ils peuvent aider au bon déroulement du secours, n’hésitez pas à les préciser.
  • Ne soyez pas surpris, si pendant la conversation téléphonique, on vous passe un médecin du SAMU, et qu’il vous repose les mêmes questions.
  • Vous pourrez raccrocher quand l’opérateur vous le dira.

  

3 - Secourir

En attendant les secours :

  • N’utilisez pas votre téléphone, au cas où les secours auraient besoin de vous rappeler ; protégez-le du froid.
  • Faites évacuer la zone si des personnes non concernées par le secours sont avec vous.
  • Réservez une zone plate pour l’atterrissage de l’hélicoptère.
  • Rangez les matériels susceptibles de s’envoler à l’arrivée de l’hélicoptère (sacs, couverture de survie, casquettes ….).

 

Quand l’hélicoptère arrive :

  • Faites signe à l’hélicoptère avec le signe conventionnel. (signe du Y avec les bras au dessus de la tête).
  • Protégez vos yeux contre le souffle de la machine.
  • Ne vous approchez pas, c’est le secouriste qui viendra à vous.